Qu’est-ce que le curage des canalisations ?

curage canalisations

Le curage consiste à nettoyer l’intérieur d’une canalisation sur toute sa longueur, pour retirer ce qui s’est déposé sur ses parois au fil des années. Graisses, tartre, boues, racines, résidus de chantier. Contrairement au débouchage, qui retire un bouchon ponctuel, le curage traite l’ensemble du réseau et supprime la cause qui produit ces bouchons.

Une canalisation ne se bouche jamais du jour au lendemain. Le diamètre utile se réduit progressivement, année après année, jusqu’au jour où un cheveu, une lingette ou un reste de graisse fige suffisamment pour bloquer l’écoulement. Si vous attendez ce stade pour agir, vous traitez la conséquence. Le curage agit avant, sur la cause.

Nos plombiers réalisent des curages préventifs et curatifs sur Paris et toute l’Île-de-France, en logement individuel, en copropriété et pour des professionnels. La plupart des sites qui traitent du sujet laissent une question sans réponse claire, celle de savoir qui doit payer. Vous trouverez la réponse plus bas. Pour un bouchon ponctuel plutôt qu’un entretien préventif, notre article sur le furet de plomberie détaille le débouchage.

Curage et débouchage, quelle différence ?

Les deux interventions se confondent souvent dans l’esprit des clients, alors qu’elles répondent à deux situations différentes.

  • Le débouchage intervient quand l’écoulement est déjà bloqué. Il retire l’obstacle, avec un furet ou une pression localisée, et rétablit le passage en quelques minutes.
  • Le curage intervient sur un réseau qui fonctionne encore, mais dont les parois se sont encrassées. Il traite toute la longueur de la canalisation, pas seulement le point de blocage.

Sur un réseau très encrassé, un débouchage seul ne règle rien durablement. Le bouchon revient dans les semaines qui suivent, parce que la graisse et le tartre qui tapissent les parois continuent de retenir tout ce qui passe. C’est le curage qui met fin à ce cycle.

Pourquoi curer une canalisation qui n’est pas bouchée ?

Trois raisons justifient un curage préventif, avant même l’apparition d’un problème.

  1. L’écoulement ralentit progressivement. Un tuyau dont le diamètre utile a diminué de moitié évacue l’eau beaucoup plus lentement, avec des remontées d’odeur et des bruits de gargouillis bien avant le bouchon complet.
  2. Les dépôts favorisent la corrosion sur une canalisation métallique. Les résidus acides issus de la décomposition des matières organiques attaquent la paroi en continu, ce qui raccourcit la durée de vie du réseau.
  3. Un curage régulier coûte largement moins cher qu’une intervention d’urgence. Un débouchage un dimanche soir, avec parfois des dégâts des eaux à réparer en plus, revient toujours plus cher qu’un entretien programmé.
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Comment se déroule un curage ?

Un curage professionnel suit toujours trois étapes, dans cet ordre.

L’inspection préalable

Une caméra descend dans la canalisation pour évaluer l’état des parois, repérer un encroûtement, une fissure ou une racine, et localiser les regards accessibles. Cette étape détermine la technique à employer et la pression à régler. Nous décrivons ce même outil dans notre article sur la détection de fuite d’eau invisible, où il sert au diagnostic plutôt qu’au nettoyage.

Le curage proprement dit

Sur un encrassement léger, un furet ou une tarière suffisent à racler les parois sur une courte longueur. Au-delà, il faut passer à l’hydrocurage. Une pompe envoie de l’eau sous pression par une buse rotative, qui décolle les dépôts et les repousse vers le regard d’évacuation.

Un encroûtement ancien, du béton résiduel ou des racines épaisses demandent une pression plus élevée, obtenue avec du matériel à très haute pression. Le principe ne change pas d’une technique à l’autre, seule la puissance appliquée augmente.

Le contrôle final

Une seconde passage caméra vérifie que les parois sont propres sur toute la longueur traitée et qu’aucune fissure n’est apparue pendant l’opération. Ce contrôle fait partie de la prestation.

TechniquePression et débitCe qu’elle traiteLimite
Curage mécanique (furet, tarière)Aucune pression, action mécaniqueBouchon localisé, racine fineNe nettoie pas la paroi sur la longueur
Hydrocurage classique100 à 300 bars, 80 à 100 L/minGraisses, tartre, dépôts sur tout le linéairePeine sur les encroûtements durs anciens
Curage à très haute pression800 à 1 000 bars, 15 à 20 L/minEncroûtements durs, béton résiduel, racines épaissesMatériel lourd, intervention plus coûteuse
Inspection caméraSans effet mécaniqueDiagnostic avant et contrôle après curageNe nettoie rien, sert à voir et à valider

À quelle fréquence faut-il curer ses canalisations ?

La fréquence dépend de l’usage du bâtiment, du nombre de personnes raccordées au même réseau et de la nature des rejets. Vous devez l’adapter à votre situation, le tableau suivant donne des repères, pas une règle absolue.

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Type de bâtimentFréquence préventivePoint de vigilance
Maison individuelle4 à 5 ansRacines à proximité du regard, âge de la canalisation
Immeuble collectif, colonnes de chute3 à 5 ansNombre de logements raccordés, ancienneté du réseau
Restaurant, cuisine professionnelle1 à 2 ans pour le réseauBac à graisse à vidanger séparément, bien plus souvent
ERP recevant du public2 à 3 ansObligation de traçabilité dans le registre de sécurité
Réseau enterré exposé aux racines1 à 2 ansCurage seul ne suffit pas si les racines reviennent chaque année

Si vous voyez ces trois signes, vous devez faire avancer la date, quel que soit le calendrier prévu.

  • L’eau s’écoule plus lentement dans plusieurs appareils à la fois, pas un seul
  • Une odeur remonte régulièrement des canalisations, même après nettoyage des siphons
  • Vous devez déboucher le même point plus d’une fois par an

Qui est responsable du curage, vous ou la collectivité ?

La limite se situe au regard de branchement, une petite chambre visitable installée en limite de propriété. En amont de ce regard, tout le réseau qui traverse votre logement ou votre immeuble relève de votre responsabilité et de votre budget. En aval, jusqu’au collecteur qui passe sous la rue, l’entretien relève du service public d’assainissement, financé par la redevance assainissement figurant sur votre facture d’eau.

Si la fuite ou le bouchon se trouve sur la partie publique, adressez-vous au service d’assainissement de votre commune ou de votre intercommunalité, pas à un plombier privé. L’intervention ne vous sera pas facturée.

En copropriété

Le curage des colonnes et canalisations communes, de chaque logement jusqu’au regard de branchement, constitue une charge de copropriété répartie aux tantièmes. Le syndic doit l’inscrire au carnet d’entretien de l’immeuble. Un curage programmé se vote en assemblée générale à la majorité simple, comme tout acte d’entretien courant. En cas de refoulement touchant plusieurs logements, le syndic peut faire intervenir une entreprise sans attendre l’assemblée générale, au titre de son pouvoir d’urgence.

Le cas particulier des restaurants et des établissements recevant du public

Une cuisine professionnelle rejette des graisses en quantité que le réseau domestique ne connaît pas. Le règlement sanitaire départemental impose l’installation d’un séparateur à graisse en amont du raccordement, dimensionné et entretenu selon la norme NF EN 1825.

La norme fixe le seuil de vidange à 25 % du volume utile occupé par la couche de graisse flottante. Dans la pratique, une cuisine active atteint ce seuil tous les un à trois mois selon le volume préparé, bien avant les un à deux ans que nous recommandons pour le curage du réseau lui-même. Chaque vidange donne lieu à un bordereau de suivi des déchets à conserver cinq ans, exigible lors d’un contrôle sanitaire.

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Les établissements recevant du public, écoles, hôpitaux, centres commerciaux, doivent également tracer leurs interventions de curage dans le registre de sécurité de l’établissement.

Combien coûte un curage de canalisation ?

PrestationOrdre de grandeur TTC
Curage préventif, appartement ou pavillon250 à 450 €
Curage d’une colonne d’immeuble400 à 900 € selon la hauteur et l’accès
Curage à très haute pression600 à 1 500 € selon l’encroûtement
Inspection caméra avant ou après curage150 à 350 €
Vidange de bac à graisse150 à 400 € selon le volume

Ces montants varient selon la longueur du réseau, son accessibilité et son état. Exigez toujours un devis établi après une visite. Un tarif annoncé au téléphone sans voir l’installation ne vaut rien.

Faire réaliser un curage avec Archi Plomberie

Nous intervenons sur Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et toute l’Île-de-France pour le curage préventif et curatif, en logement individuel, en copropriété et pour les professionnels équipés d’un bac à graisse. Chaque intervention commence par une inspection caméra et se termine par un contrôle, avec un rapport remis au client. En cas de blocage immédiat, notre service de dépannage intervient dans la journée.

Nous accompagnons également les syndics pour la programmation des curages de colonnes et leur inscription au carnet d’entretien. Retrouvez l’ensemble de nos prestations sur notre page plomberie générale en Île-de-France.

Questions fréquentes sur le Curage de canalisation

Quelle est la différence entre curage et débouchage ?

Le débouchage retire un bouchon localisé pour rétablir l’écoulement, le plus souvent en urgence. Le curage nettoie la paroi de la canalisation sur toute sa longueur, pour retirer ce qui s’y est déposé avant que ça ne forme un bouchon. Un curage réalisé après un débouchage évite que le même bouchon se reforme quelques mois plus tard.

Le curage est-il obligatoire ?

Aucun texte n’impose de fréquence aux particuliers. En copropriété, le règlement de copropriété ou une décision d’assemblée générale peut fixer un curage périodique des colonnes. Pour un restaurant, la vidange du bac à graisse relève elle d’une obligation liée au règlement sanitaire départemental et à la norme NF EN 1825-2.

Qui paie le curage, moi ou la mairie ?

La limite se trouve au regard de branchement, situé en limite de propriété. Tout ce qui est en amont, à l’intérieur de votre logement ou de l’immeuble, reste à votre charge. Tout ce qui est en aval, jusqu’au collecteur public, relève de la collectivité. En copropriété, la partie privative jusqu’au regard est une charge commune répartie aux tantièmes.

Combien de temps dure un curage ?

Une à deux heures pour un pavillon ou un appartement. Comptez une demi-journée pour une colonne d’immeuble avec plusieurs points d’accès, et une journée complète si un encroûtement ancien impose de passer en très haute pression sur tout le linéaire.

Peut-on curer soi-même sa canalisation ?

Un furet manuel retire un bouchon, il ne cure rien. L’hydrocurage demande une pompe capable de monter à plusieurs centaines de bars, un flexible adapté au diamètre de la canalisation et une bonne lecture de ce que renvoie la caméra d’inspection. Le matériel professionnel n’est pas accessible en location grand public, et une pression mal maîtrisée fissure une canalisation ancienne.

Le curage abîme-t-il une canalisation ancienne ?

Sur une canalisation fragilisée, corrodée ou déjà fissurée, une pression trop élevée peut aggraver les dégâts. Une inspection caméra doit donc toujours précéder un curage à haute pression. Elle permet d’adapter la pression et la buse à l’état réel du réseau, au lieu d’appliquer un réglage standard qui ne tient pas compte de l’âge de la canalisation.

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